Jaafari : Certains pays ont commencé à réviser leurs positions envers la Syrie

 

Beyrouth/  M. Bachar Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies a assuré que certains pays avaient commencé à réviser leurs positions envers la situation en Syrie.

Dans un entretien avec le journal libanais “al-Bina'”, Jaafari a indiqué que ces pays œuvrent pour rouvrir des canaux de communication diplomatique et coopérer au niveau sécuritaire notamment à la suite de l’augmentation du phénomène des terroristes qui traversent les frontières ou les soi-disant “combattants terroristes étrangers” qui compromettent tous les pays.

“La Syrie affront des grands défis en raison de sa position géopolitique”, a-t-il précisé, soulignant que certains pays sont toujours entêtés dans leur méthode hostile à la Syrie qui sert leurs projets visant à dominer et à servir les intérêts de leur allié, à savoir Israël, dans la région.

M. Jaafari a exprimé son regret devant la méconnaissance de certaines réalités retransmises par la Syrie dans plus de cinq cents lettres officielles adressées au secrétaire général des Nations Unies et aux présidents successifs du Conseil de Sécurité. Il a regretté également l’ignorance des rapports authentifiés et des déclarations officielles faites par des ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur de certains pays européens, de l’Australie, des Etats-Unis, de Canada, de la Tunisie, du Maroc, de la Turquie et des monarchies du Golfe sur le phénomène des /combattants terroristes étrangers/ venus en Syrie pour entraînement et financement.

M. Jaafari a indiqué que la crise en Syrie a dévoilé la fragilité des Nations Unies et la profondeur de l’hégémonie de certains pays sur ces dernières.

Il a ajouté que les élections présidentielles sont une échéance nationale syrienne qui s’inscrit dans le cadre de la souveraineté syrienne et qu’aucun Etat ou commission régionale ou internationale n’ont le droit d’y intervenir.

M. Jaafari a enfin affirmé que le dialogue national global entre les Syriens est la seule issue pour sortir de la crise et fabriquer l’avenir de la Syrie nouvelle, loin de tous les agendas d’intervention extérieurs et des convoitises colonialistes.

Il a enfin émis l’espoir que les réconciliations se généralisent en Syrie et le dialogue réussie de restaurer la cohésion entre les fils de la maison syrienne.

 

R.F. / R.B.

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