07 Fév 2012
Damas / Le lien entre les réunions de la Ligue arabe et celles du Conseil de Coopération de Golfe sur la crise en Syrie pose nombre de questions sur le nouveau chapitre qui sera préparé lors de la tenue samedi prochain de la réunion des pays du pétrole, un jour avant la réunion du Conseil ministériel arabe, surtout que les démarches adoptées par le Conseil dès le début de la crise ont été transformées en des décisions au cours des réunions de la Ligue.
De même, le fait de rappeler les ambassadeurs d'Arabie Saoudite, de Qatar, de Koweit et de Bahreïn en Syrie représente un accès à l'internationalisation de la crise syrienne devant le Conseil de sécurité, mais ces soucis d'internationaliser la crise ont échoué une nouvelle fois en raison du Veto russo-chinois.
Des observateurs estiment que Damas avait embarrassé les Arabes via son admission du plan d'action arabe et de la signature du protocole de la mission des observateurs qui n'était qu'une carte de pression sur la Syrie, notamment après la négligence par la Ligue arabe des résultats de l'action de cette mission.
En outre, l'annonce par le Conseil de Coopération de Golfe, la Jordanie et le Maroc de retirer leurs observateurs de la mission et de refuser son rapport avait un effet direct sur la décision de la Ligue arabe qui avait suspendu l'action de la mission et entravé son rôle dans le calmement de la conjoncture en Syrie.
Les observateurs estiment que la presse de Golfe et son rôle dans le soi-disant "le printemps des révolutions arabes" prouvent le genre de la tâche des Conseils du pétrole via la Ligue arabe.
Dès le début de la crise en Syrie, la presse de Golfe était soucieuse de cacher la vérité, de manipuler les informations et de soutenir les mouvements islamiques.
Enfin, l'action politique et médiatique du Golfe vis-à-vis de la Syrie s'harmonise avec les diktats de l'Occident de contrôler la Syrie et la région, de soutenir les personnes armées et de leur assurer une couverture médiatique.
A. Chatta / L.A.