10 Mai 2008
Damas / Le président Bachar al-Assad a examiné avec le ministre Bahreini des affaires étrangères, Cheikh Khaled ben Ahmad ben Mohammad Al Khalifa, les derniers développements dans la région, notamment au Liban, et la réunion prévue demain au Caire des ministres arabes des affaires étrangères.
Les points de vue des deux pays étaient concordants sur le refus de l'internationalisation de la crise libanaise et la considération de ce qui se passe au Liban comme une affaire intérieure.
Le président al-Assad et le chef de la diplomatie Bahreinie, qu'il a reçu aujourd'hui en présence du ministre des affaires étrangères, M. Walid al-Mouallem, et l'ambassadeur de Bahrein à Damas, ont exprimé le souhait que les différentes parties libanaises parviennent à dialoguer pour parvenir à une solution de la situation au Liban.
Dans une déclaration faite au terme de l'audience, le chef de la diplomatie bahreinie a dit avoir transmis au président al-Assad la position de son pays envers ce qui se passe au Liban, affirmant l'importance que les ministres arabes des affaires étrangères qui se réuniront demain au Caire parviennent à une entente à ce sujet.

"Il s'agit d'une question nationale qui ne se rapporte pas à des personnes, majorité ou minorité, mais à une patrie. Nous sommes en train de trouver les mécanismes pour réunifier le Liban", a-t-il dit, soulignant que l'affaire concerne certainement le peuple du Liban, mais que le Liban fait partie de la Patrie arabe et qu'il est du devoir des Arabes de le soutenir. "C'est une question nationale, question de conservation d'une patrie", a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie bahreinie prévoyait parvenir demain au Caire à une attitude arabe à ce sujet. "Nous avons, en tant que pays arabes, le devoir de ne pas laisser la crise libanaise à l'internationalisation qui ne lui profitera aucunement", a-t-il précisé.
Gh.H.